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Moi et ma ville

atelier 2009-2010 de Mmes Besnard et Jubert

lundi 12 avril 2010 par C Jubert

Moi et ma ville

1ère partie : Moi

Fonctionnement de l’atelier
Travail non noté
Liberté d’expression et respect de l’autre
Apporter un lutin avec son nom dessus
Possibilité de retravailler les textes à la maison
Ne pas oublier de mettre la date et le titre de la proposition
Ajouter les nouvelles versions dans le lutin
Ne pas jeter les brouillons
Le rôle de la proposition d’écriture : lancer l’écriture, mais possibilité de détourner ou de contourner la proposition
1-Enoncé de la proposition
2-écriture
3-lecture des textes
4-retours et commentaires pour retravailler les textes

Séance 1 (12 octobre 2009) : C’est ainsi qu’on m’appelle.

Notre nom et notre pronom constituent notre identité propre. Qu’on les aime ou qu’on les déteste, ils nous parlent autant qu’ils parlent de nous. Notre prénom, surtout, car il est né avec nous. Souvent on associe certains prénoms à des traits de caractère.

Dans Moon Palace, l’écrivain Paul Auster relate les aventures de Marco Stanley Fogg. La famille du héros est réduite à sa mère et à son oncle qui portent tous les deux le même nom de famille que lui, l’oncle étant un oncle maternel, et Marco Stanley Fogg portant le nom de sa mère en tant qu’enfant illégitime :

Dans l’extrait suivant : l’auteur parle des origines de son nom :
« J’étais Marco Fogg, ma mère Emily Fogg, et mon oncle de Chicago Victor Fogg. Nous étions tous des Fogg et il me paraissait tout à fait logique que les membres d’une même famille portent le même nom. Plus tard, oncle Victor m’a raconté qu’à l’origine le nom de son père était Fogelman, et que quelqu’un à Ellis Island, dans les bureaux de l’immigration, l’avait réduit à Fog, avec un g, ce qui avait tenu lieu de nom américain à la famille jusqu’à l’ajout du second g, en 1907. Fogel veut dire oiseau, m’expliquait mon oncle, et j’aimais l’idée qu’une telle créature fît partie de mes fondements. Je m’imaginais un valeureux ancêtre qui, un jour, avait été réellement capable de voler. Un oiseau volant dans le brouillard, me figura-je*, un oiseau géant qui traversait l’Océan sans se reposer avant d’avoir atteint l’Amérique. »
*fog= brouillard

Dans cet autre extrait, l’auteur évoque les mutilations, subies et moqueries subies par son nom et prénom :
« Rien n’est plus vulnérable que les noms, et « Fogg » se prêtait à une foule de mutilations spontanées « Fag » et « Frog »*, par exemple accompagnées d’innombrables allusions météorologiques : Boule de Neige, Gadoue, Gueule de Crachin. Après avoir épuisé les ressources que leur offrait mon patronyme, mes camarades avaient dirigé leur attention sur mon prénom. Le O à la fin de Marco était assez évident pour susciter des épithètes telles que Dumbo, Jerko, et Mumbo-Jumbo, mais ce qu’ils ont trouvé en outre défiait toute attente, Marco est devenu Marco Polo ; Marco Polo, Polo Shirt ; Po lo Shirt, Shirt Face ; et Shirt Face a donné Shit Face**, une éblouissante manifestation de cruauté qui m’a stupéfié la première fois que je l’ai entendue. A la longue, j’ai survécu à mon initiation d’écolier, mais il m’en est resté la sensation de l’infinie fragilité de mon nom. Ce nom était pour moi tellement lié à la conscience de mon individualité que je souhaitais le protéger désormais de toute agression.

*Mégot et grenouille
**Marco Polo, chemise de Polo, Face de chemise, Face de Merde

Proposition d’écriture :

Dans un texte qui commencera par « c’est ainsi qu’on m’appelle », suivi de votre prénom ou/et de votre nom de famille, vous parlerez de l’un d’eux ou des deux.
Vous pourrez répondre aux questions suivantes :
Qui vous l’a donné ?
Quel est son origine ?
En connaissez-vous la signification ?
Que signifie-t-il pour vous ?
L’aimez-vous ? Expliquez pourquoi.
Trouvez-vous qu’il vous va bien ?
Vous donne-t-on des surnoms ? Les aimez-vous ?
Connaissez-vous d’autres personnes qui le portent ?
Qu’est-ce que vous ça vous fait quand vous l’entendez porté par quelqu’un d’autre ?
Auriez-vous aimé en avoir un autre ?

Vous n’êtes pas obligé de répondre à toutes ces questions.
Temps d’écriture : 15- 20 minutes.

Pour poursuivre :

S’amuser comme Roger Rabiniaux dans « Impossible d’être abject », à inventer des noms de famille et à leur fabriquer des mini biographies :

La description est faite à l’occasion d’un mariage ou l’auteur passe en revue les invités
« Il y avait les Baluchard et il y avait les Qualince. Il y avait les Chaputeau et y avait les Morchanoir. Les Foizin venaient du Poitou mais les Cadrouillat y avaient fait souche. Toute la tribu des Rinçouette avait l’air d’être sortie du même tonneau. Les Cromarieux descendaient du grand-oncle. Ils portaient héréditairement des souliers noirs , se caractérisaient selon le sexe par trois poils de moustache ou la superposition du parapluie, étaient appréciés aux enterrements en raison de leur air tristement décoratif.
Il y avait un Baluchard qui aurait pu être consul, un Morchanoir qui attendait les palmes académiques, un Chaputeau qui avait terminé cent-vingt-septième au cross des Buttes Chaumont, en 1926. Aristide Foizin avait eu le premier l’idée de la Vache qui rit et il avait vu trois guerres. Raphael Cromarieux avait serré la main d’un président de quelque chose dont personne ne se souvenait plus

Variante : Faire la même chose avec des noms de sa propre famille, en commençant pas « il y avait »

(Le 16 novembre prévoir de faire intervenir Patrick sur l’autoportrait : séance de travaux pratiques)

TEXTES DES ELEVES

Elodie Espada

C’est ainsi qu’on m’appelle : Elodie
C’est mon prénom .Je m’appelle Elodie ESPADA (ESPADA, vient d’Espagne et ça veut dire "épée". Avec ma sœur, on s’amusait souvent à imaginer pourquoi. Moi, je suis sûre qu’au Moyen-âge on était une famille de chevaliers très forts, très courageux, vaillants, respectés, admirés, adulés même ! Elle, elle pense qu’on vient d’une famille de forgerons et que toute la journée on tapait sur une barre de fer pour en faire une arme à tuer. Un sujet à éviter en période de tensions. Ma sœur s’appelle Eva (ESPADA). En fait, la seule raison pour laquelle je m’appelle Elodie, c’est parce que ça commence par un "E". Exigence formelle de mon père à ma naissance. Il s’appelle Éric, et son père s’appelle Esteban (les initiales E.E, c’est leur grande fierté.).Malheureusement, mon père n’a pas été fichu de faire un seul garçon sur ses trois filles (la troisième s’appelle Emmanuelle) . C’est la honte. Donc le coup des initiales E.E passe à la trappe pour toujours. Sauf si on se marie avec un Edouard EMIN ou un Enzo ERZATZ.
 J’imagine le jour où on présentera l’élu de notre cœur à notre père :
- "Votre nom ?
- Dupont, monsieur, Lucas Dupont .
- Monsieur DUPONT, ravi de vous avoir rencontrer mais ça ne va pas être vraiment possible avec ma fille."

Un jour, j’ai vu sur une règle en plastique vendue 5 euros que Elodie venait du latin "Elodis" qui veut dire "habitation", la classe.

Clara Casamatta

Casamatta Clara. Quand mes parents sont vraiment énervés, c’est « Clara-Héléna-Julia-Casamatta »
Casamatta est un nom Corse qui veut dire « la maison folle ». Dans mon village depuis très longtemps, il y a des Casamatta.
Mon prénom, c’est ma mère qui l’a choisi et mon père n’a pas eu son mot à dire.
Mon prénom n’as pas une signification particulière, alors que celui de mon frère, on le transmet depuis des générations dans ma famille.
Mon frère m’a surnommée un jour Capitaine. Pourquoi ? Je n’en sais rien, mais depuis, il m’est resté avec celui de « Cahuète », car c’est comme ça que j’appelle les cacahuètes.

Séance 2 : Inventaire du carton à photos

Proposition :

Vous allez écrire aujourd’hui à partir d’images personnelles, du côté de votre histoire privée et familiale.
Nos greniers et nos armoires sont remplis de vieux cartons à photos, d’albums où se côtoient visages connus et inconnus.
Je vais vous lire un extrait d’un ouvrage d’Hervé Guibert, « l’image fantôme » où l’auteur explore, à travers des aventures personnelles, les différents types de photographies : la photographie de famille, de voyage, le Photomaton, le Polaroïd…
Lecture du chapitre : Inventaire du carton à photos (pages 34 à 35)

A votre tour, je vous propose de faire un inventaire de votre propre carton à photos, en piochant quelques images dans les différents albums familiaux ou en prenant d’autres photos que vous voudriez y voir figurer parce qu’elles vous évoquent des souvenirs, qu’elles vous paraissent drôles, mystérieuses... Il peut s’agir d’images de votre enfance, ou plus récentes, de photos ayant appartenues à vos parents ou grands parents, de photos d’inconnus ou de paysages inconnus, d’images parues dans les journaux, qui ont attisé votre curiosité.
Vous pourriez aussi évoquer les albums ayant contenu ces photos, les boites, les endroits où elles sont rangées…et également les formats, le grain de l’image, la texture du papier, les odeurs…les rituels, les commentaires aussi que l’on fait autour de certaines d’entre elles quand on les regarde en famille.
Temps d’écriture : une trentaine de minutes

Pour la prochaine séance : apporter une photo d’enfance

TEXTES DES ELEVES

Elodie Espada

Ma boite à photos

Dans ma boite à photos on trouve des photos de tout et n’importe qui. Si, si venez je suis sûre qu’on vous trouvera ! Je suis fan de figurants sur les photos ! Mon père croit à chaque fois que je les rate mais je le fais exprès. Un jour, ma mère voulait prendre la photo que tout le monde prend avec la tour de Pise et mon père qui nous donne l’impression de la retenir mais au moment où elle appuie sur le bouton, une femme d’une beauté incroyable passe devant l’objectif. Trop tard ! Et depuis (après une grande négociation) cette photo "trône" (si je puis dire) dans ma boite à photos. Il y a des photos de famille prises chaque année au nouvel an (la famille du côté de mon père) c’est drôle mais je n’ai pas de photos de famille du côté de ma mère. On n’en fait pas. Ça, je ne l’avais jamais remarqué auparavant ! C’est bizarre. Par contre à chaque réunion de famille on fait la photo des cousins (la nouvelle génération comme ils disent !). J’aime bien ces photos, il y a toujours un des cousins qui dit une bêtise. Du coup tout le monde rit sur ces photos.
Dans la catégorie" dossiers" j’ai : ma mère avec les cheveux orange fluo, mon père en cow-boy à 17 ans, ma cousine avec son frère dans un caddie en plastique l’air de dire " ils ont pas voulu me l’échanger !" et ma sœur avec une tête d’illuminée.

Clara Casamatta

Dans ma boite à photos, il y a une photo du mariage de mes parents en souvenir du bon vieux temps. Il y en a une de moi petite et de moi et de ma sœur bébé. Il y en quelques unes que j’ai réunies et la première a été prise à San Francisco où l’on me voit de dos avec mon père et ma sœur par ordre de taille et une autre dans la piscine avec mes cousins en train de jouer au volley.
Il y en une que j’aime particulièrement. Elle date de mes trois ans. Je me souviens bien du contexte, je ne sais pas pourquoi, peut être parce que c’est l’époque où mon frère et moi nous ne nous disputions pas encore (l’époque sans ma sœur). Elle a été prise devant chez moi. On ne fait pas grand chose, on se regarde et on a nos mains sur nos têtes comme pour faire des oreilles d’ânes.
Je crois que la photo que je garde, qui me tient vraiment à cœur, c’est celle ou on voit mon frère juste après son opération, il n’est pas vraiment a son avantage dessus, mais c’est un souvenir de l’époque où j’ai failli le perdre.

Séance 3 : c’est moi à droite de la photo…

Proposition du côté de la mémoire et de la prise de conscience de soi en tant que personnage.

Lecture du texte de Régine Détambel dans « Fatigue », qui feuillette un album de famille en saisissant des moments qu’elle traduit en mots.

TEXTE :

« Endormie sous tes cils fins et énigmatiques, ta vie aérienne se compte en minutes. Tu es couchée dans les bras de ta mère. Ton sommeil est sans expression. Ton père et ton grand-père s’appuient mollement contre la barrière du lit. Toute la chambre est fatiguée. Pourtant, il n’y a nulle part trace visible de la vie violente d’un visage de femme aux narines dilatées, de ton crâne mordu profondément par les os de ta mère, du combat qui vient d’avoir lieu, dont tu as heureusement échappé par la fuite. »

Dans quelles circonstances cette photo a-t-elle été prise ?
Faire remarquer l’utilisation de la 2ème personne

PROPOSITION :

Pensez à une photo de vous, seul, en groupe ou en famille.
Pensez aux circonstances, au contexte dans lequel cette photo a été prise : quand ? Qui était présent (sur la photo ou même à l’extérieur) ? Pourquoi l’a-t-on prise ? Quelles étaient vos impressions, sensations physiques, sentiments à ce moment là ? (même si vous n’en avez aucun souvenir, essayez de les reconstituer par l’imagination).
Retrouvez tous les petits détails de l’image et faites revivre avec la photo, l’instant.
Vous pourrez débuter votre texte par « C’est moi à (position sur la photo)…de la photo. »
Vous parlerez de vous en utilisant, le présent et la 2ème personne du singulier.
Prolongement possible de la proposition : faire imaginer au personnage qui dit « tu » son avenir. « Tu penses que plus tard… »

Séance 4 : Promenade dans un paysage…

Choisir une photo
S’imaginer en tant que personnage de cette image et la traverser de part en part en racontant tout ce que l’on voit, l’on pense et imaginer ce qu’un spectateur classique ne verrait pas

Clara Casamatta :
Dans le métro.

Dans le métro, c’est chacun pour soit. On se bouscule pour rentrer à l’intérieur et pour une place assise. Dedans, il n’y a pas d’espace vital, on peut entendre les conversations téléphoniques des uns, lire le journal par-dessus l’épaules des autres. En se promenant un peu, on trouve toujours un ou une mendiante qui raconte sa vie pour de l’argent que personne n’écoute ; la bande d’ami(e)s qu’on entend de loin et bien sur le travailleur épuisé qui rentre chez lui. Il y en a qui écoutent de la musique ou lisent un livre, en regardant de temps en temps la carte pour ne pas louper sa station. Et il y a forcement celui, qui regarde discrètement tout le monde pour pouvoir raconter tout ce qu’il a vu.

Dya Cheaito
Je circule parmi tous ces soldats à la mine grave... leur pistolet est attaché par une cordelette à leurs épaules carrées. ‘‘Les pauvres, je pense,’ ils partent à la guerre sans même savoir s’ils vont revenir’’.
Ils sont moustachus, c’est la mode, ils ont un uniforme noir et des boutons dorés avec un coq gravé dessus. Ils portent tous une gourde et un gros sac qui contient certainement des vivres.
Le médecin passe d’homme en homme, soigne les uns, apaise les autres... ’’mais tout cela ne dissipera pas ma peine’’ murmure un des soldat au docteur.
Je me dirige vers le train qui les amènera dans les Ardennes et je reconnais l’un de mes anciens camarade de classe... je passe rapidement en revue tous les soldats, je vais dans le train et je le vois, assis dans un coin en sanglotant. ’’Robert’’, j’appelle. Il relève la tête, me voit mais comme je n’ai pas d’uniforme (car je ne pars pas à la guerre), il se met à pleurer de plus belle...
Je m’assois à coté de lui et marmonne quelque paroles apaisantes mais il me repousse avec une telle fureur que je sors du wagon, tout effarée, je n’en reviens pas qu’une séparation, de quelques années, puisse transformer un ami cher en un homme plein de haine et de détresse.

Séance 5 : L’objet fétiche.

Il y a toujours des objets auxquels on tient, dont on ne peut pas se séparer car on y est trop attaché. Ils sont comme un lien avec notre enfance, ceux qui nous les ont offerts. Objets transitionnels qui nous aident à apprivoiser le monde.
Lecture d’un texte d’un texte d’Hervé Guibert : « Mes parents »
Hervé Guibert parle de son attachement à son « doudou »

Je nais à l’aube du 14 décembre 1955 et par une disponibilité de clinique ou la fidélité à une sage-femme, à Saint-Cloud, à un emplacement où aujourd’hui me dit ma mère passent les voitures d’une autoroute. Dans le berceau puis dans le lit, je me retrouve enlacé à un grand chiffon de laine blanche souillée et pelucheuse, on ne saurait dire à quelle pointe se trouvait le capuchon tant il a été retourné, c’est mon burnous, avec mes gencives, j’ai défait ses coutures, il me ceint, je m’en enveloppe, je m’en nettoie, je m’y écoule, je le lèche (…), je disparais sous lui, j’aime y étouffer dans son odeur de pelote et de bouillie, je le dévore, il part en charpie, plus il s’abîme plus je l’aime, plus je m’y accroche, je hurle quand on veut me le retirer en me présentant un burnous neuf puant de propreté, je passe sans le savoir avec ce burnous mes dernières nuits d’amour fou (…), un matin, je m’éveille affreusement nu, la peau retournée opérée de sa peau, je ne hurle plus, je suis grave, j’ai peut-être deviné qu’il est passé au vide-ordures, qu’on l’a jeté en boule du sixième étage sur les rognures de bouffe et les sacs de poussière éclatés des aspirateurs, on me dit qu’on l’a seulement porté chez Mme Hélène, la blanchisseuse, et que je pourrai aller le chercher moi-même tout beau tout propre, j’y vais, la blanchisseuse complice me tend sous un plastique de simulacre la burnous neuf que j’avais refusé, je ne veux pas en avilir mes doigts ni mon sommeil, je ne le prends pas ; première idée de mort, premier mépris

Proposition : A votre tour, parlez d’un objet auquel vous tenez particulièrement. Dites quels sont vos sentiments à son égard.
Vous pouvez lui prouver votre attachement en lui adressant une lettre, en vous adressant directement à lui.

Elodie Espada
Objet fétiche

Cela va sûrement vous paraître assez prétentieux mais je ne m’identifie à aucun objet .
Parce que le principe d’un objet c’est d’être sans vie.
Et moi je suis vivante.

Alors d’accord, une orange ça se situe entre l’animal et l’objet .C’est plus vivant qu’un objet c’est certain : ça "nait", ça évolue, ça pourrit, ça meurt. La vie quoi !

Mais à bien regarder on constatera quand même que comme ça, là, tout de suite, même de profil, c’est moi qui de nous deux paraît un poil plus ...ÉVEILLÉE ! (quoique ça dépende des jours).

Et quand bien même ; j’ai une capacité qu’elle ne peut que m’envier cette orange : Je pense, je rêve, je parle, j’entends...Par la simple pensée, je vais où je veux, même dans des endroits qui n’existent pas et ça c’est fort (un homme sage à dit : "le plus court chemin pour aller à un endroit n’est pas la ligne droite mais le rêve." j’ai lu ça dans le RER).

Mais me direz vous, personne ne lui a jamais demandé si elle pensait et ce qu’elle pensait de nous.

C’est ce genre de mystères que je trouve incroyable dans la vie et c’est pour ça que j’ai choisi cette orange.

Et aussi pour sa superbe couleur...orange.

CLARA CASAMATTA

Ce nounours, c’est le mien, rien qu’a moi !
Je lui parle et il m’écoute, je suis sûr qu’il me comprend.
Quand mon père vivait aux Etats-Unis, il était mon messager, il partait là-bas, lui raconter mes journées.
Je l’emmène le plus souvent possible en vacances avec moi, mais il est très grand donc j’ai quand même du mal.
Je le regarde et je souris, c’est comme ça, il me fait rire avec ses habits de pom-pom girl et son visage sans bouche.
Il est témoin de mes joies et mes peines, de mes cauchemars et des mes rêves, de mes colères et mes fous rire.
Ce nounours, c’est le mien, rien qu’a moi !

DYA CHEIATO

Ce petit objet, il est à moi. Rien qu’à moi. Il m’accompagne à l’école, il m’accompagne dans l’avion, et tout ca depuis sept ans. La moitié de ma vie.
Avant chaque contrôle, je le regarde et m’inspire de lui. Le moulin peint sur le devant me rappelle la campagne de mon village avec ma famille. C’est un moulin à eau, il y a un lac devant ce moulin. Ce lac me rappelle à quel point la vie peut être imprévisible. Sur ce lac, il y a trois bateaux avec des personnes dessus, ces bateaux me rappellent à quel point l’homme est intelligent pour avoir inventé toutes ces choses qui servent à tout le monde aujourd’hui. Et puis il y a deux arbres, un de chaque coté du moulin, ils me rappellent à quel point l’homme dépend de la nature, à quel point il faut la respecter.
En dehors de ce dessin, il y a plein de petits motifs : des feuilles, des ailes de papillons et plein de fleurs. Cet objet auquel je tiens tant est un chausson de bois de 4 centimètres. A la base, je n’étais même pas censée l’avoir. Il était à ma mère jusqu’à ce que je le voie et que je tombe radicalement amoureuse de cet objet. Je tenais à l’avoir partout à l’école. Donc j’ai décidé de l’accrocher à ma trousse. D’ailleurs un de mes critères de sélection de mes trousses est qu’il y ait un endroit où je puisse accrocher mon objet fétiche.

Séance 6 : Par la fenêtre

Maintenant que nous nous sommes intéressés à nous, nous allons nous ouvrir sur la ville.
Le premier visage de la ville, c’est celui que nous possédons de la fenêtre que nous ouvrons chaque matin.

1ère partie : posté à la fenêtre
Raymond Bozier, poète et romancier s’est intéressé à ce qu’il voyait de 37 fenêtres différentes. Voici ce qu’il écrit à partir du 7ème étage d’un hôtel

Malgré les millions d’habitants qui peuplent la ville, aucune silhouette n’est visible ni dans les appartements ni dans les rues ni dans les véhicules roulant sur le périphérique. Spectateur d’un théâtre sans marionnettes, le voyageur solitaire n’a pour seule consolation que les éclaircies roses et sales filtrant à travers les nuages bleu foncé de l’horizon, les rangées de lampadaires qui diffusent, selon les secteurs, des lumières orangées ou blanchâtres sur les trottoirs et les capots des voitures en stationnement. L’asphalte luit. Les étoiles sont invisibles. Les feux d’un avion de ligne clignotent très haut dans le ciel. Un pont routier, coupé en deux par une ligne blanche et traversé à son entrée par un passage piéton, enjambe le périphérique. Le contraste est saisissant entre le flot rapide et intarissable des voitures, et cette rue sinueuse et déserte qui, passé le pont, disparaît entre les immeubles. 

PROPOSITION : choisissez une fenêtre (collège, maison, lieu public…) et décrivez de mémoire ce que vous voyez de cette fenêtre. Vous pouvez y noter les différentes variations du décor en fonction des saisons et de la lumière.

2ème partie : paysage en mouvement

Maintenant imaginez que vous êtes dans une voiture, un autobus, le métro, un train…et écrivez à l’aide de phrases nominales tout ce que votre regard perçoit le long du trajet.

Impresses
Les papillons de nuit
La chute lente et miraculeuse de la neige
Le martèlement de la pluie sur les carreaux
Le va-et-vient assommant des voitures
Les lumières changeantes du jour
La lune et les nuages emportés par le vent
Les reflets intérieurs des postes de télévision le soir
La lumière orange des lampadaires au sodium (Raymond Bozier)

Laissez votre regard glisser, dériver le long d’un fil imaginaire. Descriptions, sensations et même pensées intimes peuvent se mêler

CLARA CASAMATTA :

Tout ce que je vois n’a pas la bonne forme, les arbres, les maisons sont à la verticale. Les gens sont devenus des géants. Ils s’arrêtent tous un moment puis repartent. Bizarrement les voitures aussi s’arrêtent, puis repartent.
C’est comme s’ils regardaient quelque chose, mais quoi ?
Le ciel est bleu, j’en suis sûre, mais pour le moment, des gros nuages gris aux diverses formes le cachent. Il y a quelque chose sur la route, je crois que c’est ça que les gens regardent, mais ils m’empêchent de voir. Il y a de plus en plus de monde, comme s’ils s’étaient donné rendez-vous, juste devant ma fenêtre, pour m’empêcher de voir le monde extérieur.

DYA CHEIATO

La vue de ma fenêtre

Il y avait un petit ruisseau qui débordait de son lit. Des oiseaux postés tout autour de ce ruisseau faisaient leur toilette matinale en chantant. Des crapauds guettant leur repas croassaient bêtement. Des petits poissons rouges se cachant dans des algues jouaient entre eux.
Le soleil se reflétait sur l’eau et donnait une magnifique couleur rose-oranger. L’herbe était d’un vert flamboyant qui faisait ressortir la couleur rouge de milliers de coquelicots.
Les arbres faisaient de l’ombre à une biche et son petit. C’est arbres devait avoir une centaine d’années. Ils étaient majestueux, enracinés solidement et profondément dans la terre marron, épaisse et humide des bois.

Séance 7 : Description d’un trajet

Nous allons continuer notre (re)découverte de la ville à travers ce qui constitue nos repères quotidiens. Tellement quotidiens que nous ne les voyons plus : nos trajets.

Texte d’appui : Leslie Kaplan, Le Livre des Ciels

Il y a une musique dans l’air, sans mélodie. Je me rappelle la gare centrale, je passe souvent devant.

Au milieu de la ville, une grande place ronde. Les gens s’assoient et boivent, prudents, dispersés
Ciel vague et rayé, paille de fer. Je regarde la matière éparpillée. Le ciel bouge un peu.

Je passe des indications, des feux électriques.
Rouge, vert, orange. Gros pylônes, ciment raidi.
Le ciel tourne sur lui-même, dénudé. Quelques lambeaux.

Chaque chose vit dans sa propre lumière.

La grande horloge, les tramways.
Je me promène dans les rues.

Il y a du rouge, du vert, du marron. C’est ressemblant, sans profondeur.

Vieille ville de province, enfantine. Je monte sur les remparts, je me penche, je regarde.
Le ciel est neutre, en étages.

Proposition :
1- choisir un trajet fait des centaines de fois :
Il peut s’agir d’un trajet court (de chez soi à l’arrêt du bus, de chez soi au collège). A vous de le choisir dans le présent ou le passé, proche ou lointain (par exemple de chez soi à l’école maternelle…)
2- Le décomposer précisément en 5 à 8 images précises et séparées, tout au long du chemin
3- Ecrire comme si la phrase précédente n’existait pas ni la suivante. Employer des phrases au présent sans propositions relatives ni circonstancielles. Technique qui permettra de passer d’une image fixe à une autre.

Attachez-vous aux moindres détails, aux rencontres habituelles…

CLARA CASAMATTA

La sonnerie du collège au loin et le bruit des élèves.
Un passage piéton glissant et un chat noir qui court.
Des gens pressés de rentrer chez eux.
Les poubelles alignées devant les maisons, attendant d’être rangées.
Les arbres en fil indienne et le vent qui souffle dans leurs branches sans feuilles.
Au loin, ma maison.

DYA CHEIATO

Sur le trottoir, des bruits . . . Le chant des oiseaux, doux, apaisant. C’est une petites touche, naturelle dans cette ville grise et sombre.
Le passage du train sur les rails : je dois me dépêcher. Des voitures et leur odeur de pétrole et de pollution, l’odeur de la cigarette, étouffante, écœurante.
La boulangerie du coin et la bonne odeur du pain. La vitrine toujours magnifiquement décorée, pleine de couleur et pleine de saveurs . . . Des voitures rouges, des voitures bleues, des camions blancs et des motos noires. Elles s’arrêtent et je passe sur les lignes blanches.

Séance 8 : Dans ma ville « il y a »…

[Travail à partir d’Espèces d’espaces de Perec
Pour comprendre Perec, il faut lire les dernières pages de ce livre :
« J’aimerais qu’il existe des lieux stables, immobiles, intangibles, intouchés et presque intouchables, immuables, enracinés ; des lieux qui seraient des références, des points de départ des sources :
Mon pays natal, le berceau de ma famille, la maison où je serais né, l’arbre que j’aurais vu grandir (que mon père aurait planté le jour de ma naissance) le grenier de mon enfance empli de souvenirs intacts…
De tels lieux n’existent pas, et c’est parce qu’ils n’existent pas que l’espace devient question, cesse d’être évidence, cesse d’être incorporé, cesse d’être approprié. L’espace est un doute : il me faut sans cesse le marquer, le désigner, il n’est jamais à moi, il ne m’est jamais donné, il faut que j’en fasse la conquête. »

Chez Perec, le besoin d’écrire sans cesse l’espace, d’en faire l’inventaire vient de sa tragique histoire personnelle faite de pertes et de deuils. Perec devint orphelin très jeune : son père est tué au front en 1940 et sa mère est morte en déportation en 1943. D’où le besoin de combler un vide par les mots.]

Support :
« Il y a des vaches dans les près, des vignerons dans les vignes, des bûcherons dans les forêts, des cordées d’alpinistes dans les montagnes. Il y a un facteur à bicyclette qui grimpe péniblement une petite route en lacet. Il y a des lavandières au bord de la rivière, et des cantonniers au bord des chemins, et des fermières qui donnent à manger aux poules. Il y a des enfants qui sortent en rangs par deux dans la cour de l’école. Il y a une villa fin de siècle toute seule au milieu des grands buildings de verre. Il y des petits rideaux de vichy aux fenêtres, des consommateurs aux terrasses des cafés, un chat qui se chauffe au soleil, une dame pleine de paquets qui hèle un taxi, un factionnaire qui monte la garde devant un bâtiment public. Il y a des boueux qui remplissent des voitures-bennes, des ravaleurs de façades qui installent un échafaudage. Il y a des nounous dans les squares, des bouquinistes le long des quais ; il y a la queue devant la boulangerie, il y a un monsieur qui promène son chien, un autre qui lit son journal assis sur un banc, un autre qui regarde des ouvriers qui démolissent un pâté de maisons. Il y a un agent qui règle la circulation. Il y a des oiseaux dans les arbres, des mariniers sur le fleuve, des pêcheurs au bord des berges. Il y a une mercière qui relève le rideau de fer de sa boutique. Il y a des marchands de marrons, des égoutiers, des vendeurs de journaux. Il y a des gens qui font leur marché. »

Proposition :
A votre tour, faites l’inventaire de votre ville, de ce que vous y voyez quotidiennement lors de vos déplacements, de ce qui change et reste immuable… sans aucun souci d’ordre dans la description.
Vous pourrez la répétition de la formule « il y a » ou une autre de votre choix.

CLARA CASAMATTA

Dans ma ville il y a la plage et tous les gens qui vont avec.
Il y a une grande forêt.
Il y a des gens réunis autour de la place. Et aussi ceux qui sortent de l’église.
Dans ma ville, il n’y a qu’un seul café mais aimé de tous.
Il y a un sentier en pente pour accéder a une villa face à la mer.
Il y a des arbres, des chats et des chiens.
Il y a une grande montée pour accéder à ma ville ce qui l’isole.
Dans ma ville, il y a des maisons de toutes les couleurs et un seul immeuble.
Il n’y a pas beaucoup de monde, mais tout le monde se connait.
Dans ma ville on parle très vite et on mélange le corse et le français.
Et dans cette ville, je suis une petite princesse.

DYA CHEIATO

Dans ma ville

Dans cette ville, il y a des bateaux, immobiles dans le port, il y a des poissons qui mangent des miettes de pain laissées par des touristes. Il y a des surfeurs, en combinaison, attendant la grande vague. Il y a des femmes en maillot de bain en train de profiter du soleil. Il y a des pécheurs, installés sur un rocher pour attendre un poisson. Il y a des serveuses répondant aux exigences des clients. Il y a des personnes assises sur un banc. Il y a un groupe de jeunes qui jouent de la guitare. Il y en a d’autres qui font la queue devant les magasins de pizzas, et d’autres qui font la queue pour aller aux toilettes.
Il y a des touristes assis sur le ponton pour profiter du coucher de soleil. Il y a une maman qui courent après ses enfants, ces petits diablotins qui n’en font qu’à leur tête. Il y a une maman qui calme sa fille car elle est tombée et s’est écorché le genou.
Il y a une maman qui coure avec ses enfants pour rattraper le bus.

Séance 9 : Top Chrono, 40 minutes dans ma ville

Le réel recèle une incroyable densité. Chaque minute, chaque seconde, les choses bougent, évoluent, même imperceptiblement. Notre corps et notre pensée aussi, à des rythmes différents. C’est ce réel là que nous allons saisir au plus près, en nous attachant même à des micros détails.

Support : texte de Valère Novarina dans Vous qui habitez le temps
LE VEILLEUR :
Relevé vu et lu : ville de Paris, 8 heures 19 : une quatre Renault citron-bleu-vert, allant de droite à gauche et de gauche à droite. 8 heures 26 : une femme parfois poussant caddy. 8 heures 32 : un homme s’apportant trois poulets à lui-même. 8 heures 47 : une camionnette tuba, avec une vitre en transparence. 8 heures 53 : un cycliste pas pressé d’apparaître. 9 heures une : une camionnette signée Jean d’Aplomb. 9 heures 2 : une camionnette signée Dunlop ; suivie d’une camionnette à chenille de Pindreau. Même modèle à 9 heures 03, signé Tupin-Transport. 9 heures 7 : vélo en roue libre. 9 heures 9 : trois jeunes garagistes à pied. 9 heures 11 : six Peugeot à huit hommes. 10 heures pile : un homme massif, suivi de la Femme au pantalon mort. 10 heures une : un usager assez maigre tenant ses cinq doigts dans une main… 10 heures 2 : sortant d’une boîte, l’une d’elle, puis l’éloignant. 10 heures 3 : un professionnel. 10 heures 3 ; j’ai lu au trottoir droit : « – Mille quarante-quatre francs seulement l’année par an. – Savoir jumper, sachez jumper ! – Toute grande dernière liquidation générale. – Mange à toute heure : merci les visiteurs. – Rappelez-moi par mon gros nom : Hop-là ! – Douchez de braise. – L’avenir prépare le passé. – À deux cents millimètres de la sortie, ce centimètre cube est à vous. – Résidence Trombinière : Jean Usager s’y construit. – Au Château gros : vivez cul sec. – Libres parkings, parkings de libre. – A tout ! Pour vous ! – Chien Silégy, votez Duquel ! – « À Dieu passé par là par erreur. » – Angoisse à Cipendieux. – Monument vif à la Déesse de la Détresse de la Raison. – Videz les horloges creuses. – Mangez sans dates limites. – Agissez Tuggleau ! – Isabelle Barberie. » 10 heures 4 : à 10 heures 4 il a été vu un homme découvert de regardant se recoiffant dans une vitrine. 10 heures 5 : deux Anglaises en automobile-cube-vert-beige-pâle. 10 heures 6 : retour des camionnettes Tupin Transport. 10 heures 7 : un mentonnier de bois au trou phosphorescent tenant attachés ses trois parents et un bâtonnier de bois au bout phosphorescent rappelé soudainement par les allumettes à la craquelure. 10 heures 9 : un piétonnier tout seul, dépenaillé, muni d’une paire de pieds, suivi de cinq vivants professionnels. 10 heures 10 et 11 et 12 et 13 : vu que trop tard j’avais assez attendu, j’avais déjà trop vu que j’avais rien à voir. Chuté de mon promontoire.

Extrait de : Valère Novarina, Vous qui habitez le temps
POL, 1989, p 11-12.

Proposition :
Pendant 40 minutes chrono, effectuer un relevé minute par minute de tout ce qui passe sous les yeux et dans les oreilles, depuis un poste d’observation arbitraire.
Les élèves doivent relever le temps à chaque notation.
Ils peuvent se placer, en binôme, au même endroit sans se communiquer leurs impressions

Séance 10
Italo Calvino
Les villes invisibles

Introduction

Dans les villes invisibles de l’auteur italien Italo Calvino, Marco Polo raconte à l’Empereur mongol, Kublai Khan, ses voyages, et plus particulièrement les villes qu’il a visitées. A travers les rapides évocations de tous ces lieux, il dessine un portrait de la ville qu’il rêve, mélange de toutes ces villes, réelles ou imaginaires, dressées au-dessus d’un ravin ou sous terre. Cinquante-cinq lieux, qui font l’admiration de l’Empereur.
Chaque ville est présentée en quelques pages, rapidement, chacune avec ses spécificités et son nom évoquant bien d’autres choses que des villes. Certaines sont féériques, architecturalement impressionnantes, d’autres renvoient leurs habitants à leurs peurs, comme cette ville où les rats prennent peu à peu le pouvoir. Marco Polo classe les villes en onze catégories, comprenant chacune cinq lieux : les villes et le ciel, les villes et le désir, les villes cachées,...

Lecture (éditions du Seuil)
A lire au choix :
p. 27 : Isaura, la ville aux mille puits
p.45 : Zénobie : ville sur pilotis
p.62 : Armille : ville aux canalisations apparentes
p. 66 : Valdrade, ville qui se réfléchit dans des miroirs
p.77 : Sophronia : ville constituée de deux moitiés différentes
p.91 : Octavie, ville toile d’araignée
p.106 : Sméraldine, ville où se superposent réseaux de rue et réseaux aquatiques.
P146 : Argie, ville où la terre remplace l’air

Proposition d’écriture

Imaginez que vous êtes un voyageur comme Marco Polo et que vous découvriez sur votre chemin des villes étranges et fantastiques. Laissez aller votre imagination. Décrivez-les en n’oubliant pas de leur donner un nom. (2 ou 3 villes).
Vous pourrez accompagner votre description de schémas ou d’illustrations.

Documents joints


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Collège Les Martinets (académie de Versailles)
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